Caroline
MILIN
L’envol des mémoires
2025, papier de soie, gravure et techniques mixtes, 72 x 45 x 20cm
Cette œuvre est une mise en légèreté du bassin féminin, cet espace sacré où la vie prend racine
et se déploie. Structure du corps entre ciel et terre, le bassin est aussi, trop souvent, le terrain
fertile de violences sourdes où les mémoires s’accumulent et pèsent.
Ici, le papier et le carton se font peau. Ils recueillent des utérus gravés et des poèmes tapés à la
machine, comme pour panser les blessures par le verbe et l'image.
Au cœur de cette architecture intime, une petite fille rousse aux chaussettes rayées de rouge et
de blanc s'est installée. Vêtue d’une robe de poésie, elle se balance, suspendue entre hier et
demain. Si elle s'invente un immense papillon, emporté dans les airs par sept oiseaux de papier,
c'est pour mieux s'élever au-dessus d'une réalité restée cachée.
Une métamorphose délicate pour transformer le poids du passé en un souffle de liberté.






