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Karine
COLLIGNON

Corpus Lumen (Le corps devient Lumière)

2026, Travail du grès chamotté au colombin, émaillage et tressage de rotin, hauteur 95 cm, diamètre 30 cm.

Dans le silence sacré, s’élève un bassin, matrice de lumière, érigé en couronne.
Il est fait de feu dompté, de céramique façonnée par des mains qui savent.
À sa base, le rotin s’enlace, s’ancre, s’enracine : il murmure les origines, les peuples, les femmes qui ont porté le monde sur leurs hanches.
Puis il s’élance, vertical, vers l’infini, vers l’univers, comme une prière tressée de fibres et de souffle.
Au centre, la lumière palpite. Elle n’est pas décorative : elle est vivante.
Elle est le cœur battant, le feu intérieur, le chant des cellules.
Autour, les intestins serpentent, ce deuxième cerveau que l’on oublie trop souvent, organe de l’intuition, du ressenti, du courage viscéral.
Ils dansent en spirale, gardiens de la sagesse incarnée.
Et là, posé comme une offrande, le sein.
En céramique, il est ferme et fragile, traversé par un fil de rotin, cordon ombilical, lien sacré entre la mère et le monde.
Il ne nourrit pas seulement : il relie, il transmet, il rappelle que toute création est d’abord une gestation.
Cette œuvre est un manifeste doux.
Elle parle de puissance sans bruit, de féminité sans cliché.
Elle célèbre le corps comme temple, comme cosmos, comme mémoire.
Et dans ses fibres, ses courbes, ses creux, elle dit :
"Je suis femme, je suis monde, je suis racine et étoile.”

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